8 December 2014



Honorable Léonce Ngendakumana souhaite que  Pierre Nkurunziza reste au pouvoir
 Georges NIKIZA
Avec une surprise générale, les membres des partis   politique l’opposition au Burundi apprennent jour par jour la dislocation des engagements en faveur de la coalition en 2015. Chaque parti  politique de l’opposition veut s’imposer comme le  seul  garant du changement sans les autres. Stratégie politique ou le narcissisme ? Personne n’est au courant !

ADC IKIBIRI aux USA
Ce qui est désormais évident,  c’est qu’Agathon Rwasa et ses membres se présenteront dans toutes les élections de 2015 comme des FNL indépendants selon Rwasa. Tandis que, Léonce Ngendakumana, toujours tonitruant qu’hier,  jure terre et ciel qu’il désignera lui-même un candidat d’ici le 31 janvier 2015. Ces deux politiciens me semblent forts s’ils parviennent à galvaniser ensemble  la masse.

 Les burundais ne doivent pas avoir oublié  que les courants de réunification et de fusion de certains  partis politique en morceaux et de l’opposition ont échoué ; d’abord à l’Uprona, puis  à l’UPD Zigamibanga  en suite au Sahwanya Frodebu et finalement à la FNL. Le Bureau intégré des Nations Unies au Burundi (BINUB) a fait son mieux, mais en vain  pour que les leaders de ces partis se réconcilient entre- eux  et unifient leurs formations politique respectives.
Toutes fois les débats internes de ces partis autour de la fusion ou de la réunification ont  laissés  derrière eux des victimes et de déceptions graves.

Maintenant,  les yeux sont tournés vers une probable coalition de 2015  qui ne vient pas finalement.  Il y a une ou  plusieurs raisons  de se demander    comment   les principaux leaders des  partis de l’opposition parviendront- ils   à se coaliser, alors que parmi eux,  il y a ceux qui  viennent d’échoué l’unification de   leurs partis politiques en éclat.  

Certes, aujourd’hui, tout le monde admet que    la seule option qui reste pour  l’opposition  est la coalition. Pour  Pr. Salatiel Muntunutwiwe, Il faut que  celle-ci  (opposition) arrive à dépasser tous les problèmes, surtout individuels ou d’intérêts personnels. Elle doit être unie et penser un programme, ainsi que la personne qui va le piloter. Tout le monde souhaite la coalition, mais pourquoi  est-ce qu’aucune réunification du parti politique en morceaux n’a abouti ?

En février 2014, Buvugarimwe a   exposé   pourquoi aucun politicien de l’opposition ne veut point gagner  les élections en 2015.

Christophe J.de Dieu Barinakandi, lui, semble-t-il, tente d'expliquer cet état  de fait. Pour lui, Il ne peut y avoir de fusion ni réunification  sans ciment idéologique. C’est dire que, conclu-t-il  le FRODEBU, tout comme l’UPRONA d’ailleurs, aura de la peine à recoller les différents morceaux détachés de l’original. 
On comprend par là qu’il y aura aussi  de la peine à bâtir une coalition solide en 2015, si le  but ultime de  cette dernière serait uniquement   de chasser le CNDD-FDD au pouvoir.

De surcroît,  les discours  mobilisateurs de la masse, comme le hutisme, le bururisme , les reformes du corps de défense et de Sécurité National et etc, autour desquels les récents changements s’articulaient semble curieusement n’est pas avoir une immense  place ici au Burundi . Il faut trouver, en conséquence  un nouveau  discours qui cadre bien avec   les problèmes actuels des burundais. La question est de savoir qui initiera ce discours. 

Le Paysage politique burundais est rancunier

Comme la coalition reste la seul option pour gagner l’élection en 2015, c’est cette coalition qui devrait initier le nouveau projet de société à présenter dans les  trois mois prochains. Or, cette dernière doit être impérativement formée par les partis politiques agréés et des individus de charisme politique  aigu.

 Pourtant, les leaders de ces partis politiques de l’opposition et ces individus semblent  aujourd’hui oublier  que l’ennemi de ton ennemi devient ton allié. Ils ne veulent pas gagner ensemble. Leur vie politique est depuis 2010, le théâtre d’un combat, des exclusions, des campagnes  de diabolisation  et mensonges    au lieu de bâtir  un immense terrain d’entente. Ils sont loin, jusqu’à l’épreuve du contraire, de croire que gagner ensemble, c’est suivre la voie du juste milieu, c'est-à-dire ce n’est pas votre solution qui l’emporte, ni la mienne, mais une troisième. Il est  à noter   que  le visage de l’opposition politique burundais, à partir duquel la fameuse coalition et vaste rassemblement naîtront    est dichotomique.

Réunification ou coalition  en parole,….

A partir du moment où la réunification du parti Sahwanya Frodebu a échoué, plus d’un  est  convaincu qu’un président du parti politique de l’opposition qui, aujourd’hui est  contre  l’unification de son propre  parti  est  un allié incontournable du  parti CNDD-FDD.
S’il ne soit  pas  bête en roulant pour  le Président  Pierre Nkurunziza, il serait complètement  idiot de ne pas favoriser la reunification de son parti. Or, aucun de nos leaders qui refusent la reunification est idiot.   De ce fait, quelles sont les raisons  qui poussent Madame Concilie Nibigira à ne pas unifier le parti Uprona, ou encore, Jacques Bigirimana de s’assoir avec Rwasa Agathon et rétablir  le parti FNL. Pourquoi l’Honorable Léonce Ngendakumana a refusé le 3 octobre  2014  de signer  la convention qui consacrait  une  réconciliation et  une  réunification du parti Sahwanya Frodebu et Sahwanya Frodebu Nyakuri Iragi rya Ndadaye, alors que les négociations avaient bien aboutit? Pour qui roulent  Concilie Nibigira ? Leonce Ngendakumana, Zedi feruzi, et Jacque Bigirimana , etc ?

Les  leaders politiques qui ont échoué à faire valoir  au sein de leurs militants respectifs l’espoir, un leadership fondé sur   le principe gagnant-gagnant ,  sur un débat démocratique et contradictoire  ne parviendront  jamais , selon  Ndabazi Jérémie , à fortifier  une coalition effective et susceptible de battre le CNDD-FDD en 2015.   Pour ce quinquagénaire, nos leaders usent de leur position, de leur pouvoir, de leur crédit, de leurs richesses ou de leur personnalité pour  que leur volonté égoïste  soit accomplie. Dans cette situation personne ne sera pas prêt à être un dindon du false de l’autre.

Qu’arriverait- il alors, lorsqu’il s’agira de former le fameux vaste rassemblement, étant donné que ce dernier ne sera  pas prometteur qu’à la seule condition que tout le monde y prend part ?  Qu’en est-il pour l’établissement des listes communes au niveau communal et législatif ?

De tout ce qui précèdent, je fais que soutenir Sylvestre Ntibantunganya lorsqu’il  cri  dans un vaste désert sans parvenir à se faire entendre que , les élections de 2015 n’ont pas besoin de la participation de tous les partis politiques, seule une coalition suffit pour renverser le système CNDD-FDD. Et de conseiller toute la classe politique burundais de  libérer leurs militants respectifs des chaînes des identitaires ethniques, régionales, et clientélistes qui les ligotent et les orienter ouvertement sur des choix objectifs bâtis sur des projets de société, et non sur des vents clientélistes d’un autre âge selon les propos de Christophe J.de Dieu  Barindambi. Comme Parfait Onanga Anyanga, les politiciens de l’opposition  doivent tenter de réussir et si elles échouent, leur échec doit être un défi pour tous  les burundais.
Affirmer cette assertion ne serait pas une erreur : si Pierre Nkurunziza, le Président de la République du Burundi voudrait  rester au pouvoir en 2015, les  leaders de l’opposition politique  le   souhaiteraient de plus en plus.